Présentation

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Bienvenue à tous sur ce blog


Ce sky' a pour vocation de parler de l'oeuvre d'un homme, Giancarlo De Cataldo, à travers son livre Romanzo Criminale mais aussi du film éponyme réalisé par Michele Placido. Il est important de dire dès maintenant, pour ceux qui seraient intéressés par l'un ou l'autre, que les articles qui suivront révèleront des informations capitales sur l'histoire et les évènements.
Il est donc recommandé pour toute personne n'ayant jamais entendu parler de ça de ne pas tout lire notamment dans la description de chaque personnage.

Ce blog a aussi matière à débattre ; ainsi, si quelqu'un souhaite donner son avis, ou rajouter quelque chose (de sujectif ou non), il est libre de le faire, dans la limite du constructif naturellement.

J'ajoute au passage que ce blog n'a strictement rien de lol, kikoo, tmtc, mdr, =DDD, stfu et autre subtilité de blog d'adolescents.
Par conséquents les pubs de blogs star, blog tecktonik ou tout simplement les messages automatiques envoyés à tout le monde ne passeront pas ici, avis aux amateurs.

Sur ce, bonne visite, et n'hésitez pas à demander pour quoique ce soit.

Tony

# Posté le dimanche 13 avril 2008 15:57

Modifié le mardi 14 avril 2009 10:33

La génèse de Romanzo Criminale

La génèse de Romanzo Criminale
Romanzo Criminale est un récit basé sur des faits réels. Elle retrace l'histoire (en la romançant quelque peu) de l'une des plus grandes et des plus dangereuses organisations de malfaiteurs jamais démantelées en Italie.
Elle commence à la fin des années 70, précisément en 1977. A cette époque, l'Italie est instable. Surtout politiquement. Elle vit ses années de plomb, notamment parce que nous sommes en plein dans l'âge d'or de ce que l'on appelle les Brigades Rouges. Ces brigades sont en réalité un groupe de terroristes d'extrêmes gauches. Elles sont issues de différents attentats et de différents pseudos-groupuscules terroristes se réclamant du communisme. Elles se diviseront peu à peu après les années 80.

Mais cette époque va être marquée, notamment en ce qui concerne Rome, par une bande de criminels à la fois amis et associés, qui auront pendant de longues années fait main basse sur la capitale, frappant fort dans tous les secteurs, légaux ou non.

L'auteur du livre Romanzo Criminale s'en est fortement inspiré, et l'insertion d'évènements chocs réels au sein de l'histoire est une des preuves ; citons l'assassinat du président démocrate chrétien Aldo Moro en 1978 ou l'incident de la gare de Bologne en 1980.

Il est cependant plus que probable qu'il y ait une part de fiction et de romance dans l'oeuvre de De Cataldo, même si la plupart des faits semblent être avérés, et même confirmés pour certains.

L'adaptation cinématographique signée Michele Placido en 2004 semble être elle, en revanche, plus romancée. Si le livre est inspiré de la réalité, le film est quant à lui inspiré du livre, et diffère beaucoup dans certains domaines, faisant au passage volontairement ommission de plusieurs personnages et de plusieurs faits, ou en modifiant certains.

Subjectivement, bien qu'ayant vu le film avant de lire le roman, je considère que l'adaptation sur écran est réussie. Bien que Placido ait fait quelques choix assez contestables (notamment dans les personnages, leurs évolutions etc.), sa retranscription du film est très fidèle au roman (et Dieu sait que le roman est sacrément long!) et le résultat final donne un polar sombre, bien ficelé, et haletant malgré deux bonnes heures et demie de bobine.

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Synopsis :

L'histoire de cette bande de malfrats commence en 1977, lorsque plusieurs petits délinquants Romains décident d'arrêter leurs petits crimes mineurs et sans importance pour tenter un gros coup, un très gros coup, qui peut rapporter gros.
L'un d'eux, qui devient tacitement le meneur puis le chef de la bande (Le Libanais), projette d'enlever le riche baron Rosellini, un noble dans la maison duquel ses parents ont travaillé toute leur vie, afin de réclamer une rançon. Le plan fonctionne, et avec les milliards de lires récupérées, le Libanais toujours, décide de monter une organisation afin de prendre le pouvoir à Rome, et dominer le marché de la drogue. Entre trahisons, complots, assassinats, pactes, menaces, corruption et prison, la bande se lance dans une aventure terrible et sanglante qui s'achève finalement au début des années 90.





Afin d'étudier chaque personnage qui peupla cette histoire, il convient de rappeler plusieurs choses ; les gens de la rue, à cette époque, ne s'appellent presque jamais par leur prénom, encore moins par leurs noms. Ils s'inventent des noms (aussi saugrenus qu'originaux) et peu à peu l'entourage puis le quartier ne les connaît plus que comme ça.
Ainsi, si les membres de la bande se sont tous donnés de nouveaux noms (le Froid, le Buffle, Oeil Fier, le Rat...) on trouve bien d'autres personnes de la rue à n'être connus que sous de nouveaux pseudonymes (le Baveux, l'Angelot, Cochon Content, la Salade...), allant du plus petit dealer des bas-fonds au propriétaire du bar le plus fréquenté de la banlieue Romaine.
A noter que les femmes jouant les call-girl, les intermédiaires, ou même les terroristes pour certaines emploient également des pseudonymes.
Cependant, du fait de l'extrême discrétion de certains et de leur piètre importance dans le groupe, tous les vrais noms des personnages ne sont pas connus.
Il faut également retenir que tous les "héros" de ce récit ne sont en aucun cas des mafieux. Pour plus des trois quarts, ils sont issus de famille (très) pauvres, ont grandis dans la rue, et sont tous associés à la pègre romaine. Les personnages mafieux jouant un rôle dans leur épopée (comme l'Oncle Carlo) sont assez rares. Gardons à l'esprit que le groupe entretiendra toujours d'étroits liens avec la Mafia, sans que jamais un seul d'entres eux n'en fasse vraiment partie.

En outre, les dates de mort des personnages ne seront pas données, du fait que pour la moitié des personnages, elles diffèrent du livre au film.
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# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:59

Modifié le lundi 14 avril 2008 09:59

Le Libanais

Le Libanais
Nom : le Libanais (Il Libano)

Vrai nom : Cesare Rocchi
Acteur dans le film : Pierfransesco Favino
Raisons de son pseudo : Les pétards d'origine libanaise qu'il aimait fumer étant jeune.


Description : le Libanais est de petite taille, carré et baraqué. S'il est l'un des plus petits en terme de taille de tous les membres de la bande, il en est l'un des plus charismatiques. Mais avant tout, le Libanais est ambitieux ; certes démesurément, mais son ambition est à l'origine de tout. Il voit loin, il regarde toujours le futur et sa sagesse et son calme apparents sont ses meilleurs armes pour avancer. Il impose, prend et modifient toutes les décisions, surtout les plus importantes. Il est à la fois le meneur mais aussi le fil qui relie tous les membres entre eux, les empêchant de devenir des petits groupes sans importance ni avenir.



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Dans le livre : le Libanais a pour seul ami d'enfance le Dandy. Ils se sont connus très jeunes et ont grandi ensemble. Après avoir fait la connaissance du Froid et de ses amis, le Libanais projette et organise l'enlèvement du riche baron Rosellini, qu'il connait bien, qu'il hait et de qui il espère tirer une importante rançon. Le plan fonctionne, avec l'aide de quelques truands Calabrais, et les milliards récupérés doivent à la base être départagés entre chaque kidnappeur ; ceux-ci envisagent de tout dépenser immédiatement en cockaïne, vêtements, restaurands, prostitués ou objets de toute sorte. Mais le Libanais leur propose un accord : l'essentiel des millards dans une "caisse commune", qui sert désormais à monter une organisation qui gèrera le trafic de drogue dans la capitale. Ses associés sont d'abord réticents. Tout le monde sait que la drogue est aux mains du Terrible, un caïd de la pègre romaine, qui a déja humilié le Libanais dans le passé. Après avoir effacé son ennemi, le Libanais a les mains libres et désormais l'ascension du groupe peut commencer. Il gère en patron, avec l'aide du Dandy et du Froid et recrute les bonnes personnes pour gérer les finances, contrôler la marchandise, la goûter même, et trouve les bons contacts pour entretenir des rapports avec la Mafia. En l'espace d'environ 3 ans, le Libanais a construit une véritable entreprise, qui ne semble pas prête de s'arrêter. Seulement ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que sa bande deviendrait bien plus importante et célèbre qu'il n'avait pensé. Il faut penser à revoir la distribution des bénéfices, et en cela, il sait qu'il ne peut compter que sur le Froid, le seul qui puisse véritablement le comprendre. Mais celui-ci, perdu dans son grand amour, ne l'écoute alors plus. Le Libanais va alors peu à peu perdre les pédales, dépenser son argent à tout va, en perdant la plus grande partie dans des jeux de hasard. Son responsable des finances, le Sec, en qui il a pourtant une totale confiance, n'hésite pas à truquer ses comptes à son insu. Finalement, au cours d'une énième défaite, le Libanais refuse de payer sa grosse dette à Nicolino Gemito, un truand de piètre envergure qu'il a récupéré dans l'ancienne bande du Terrible.
Celui, avec l'aide de deux de ses frères et d'un Sicilien psychopathe, abat le Libanais de deux balles à la sortie d'un restaurant quelques jours plus tard. Sa mort déclenche un véritable engrenage, et la lente chute du groupe peut commencer...



Dans le film : à la différence du roman, le Libanais est l'ami d'enfance du Dandy mais aussi du Froid, qui est son véritable meilleur ami. Il est cependant toujours l'instigateur de l'enlèvement du baron et de la création de leur organisation. Contrairement au roman, avant de prendre possession du marché de la drogue, il organise en une nuit une véritable "purge", au cours de laquelle il supprime avec l'aide de ses associés tous les grands pontes de la pègre romaine, à l'exception de leur chef le Terrible, à qui il laisse une chance (même si, ne saisissant pas cette chance, le Terrible y passera peu après.). Tombé aux mains de la justice à cause de lui, il négociera sa libération auprès de politiciens véreux, ce qui l'obligera à leur rendre quelques menus services. Cette position que le Libanais adopte l'éloigne peu à peu du Froid. Conscient également que ses amis, désormais riches et puissants, ont oublié leur passé, le Libanais choisit de prendre des mesures prudentes, et achète une maison dans un endroit méconnu et peu fréquenté ; il confie au Noir, seul membre resté à l'écart, l'emplacement de cette maison, et lui apprend qu'en cas de problème, il devra y emmener le Froid et Dandy. Lorsqu'il constate que le Froid s'éloigne lui aussi de la bande pour une fille, Roberta, le Libanais lui retire sa confiance, et l'incident de la gare de Bologne, bien qu'aucun d'entre eux n'y soit mêlé, est l'élément qui séparera définitivement le Libanais du Froid. Ce dernier, irrité et dégoûté par la tournure des évènements, annonce qu'il quitte le groupe. Le Libanais, infiniment déçu par son ami, perd les pédales et provoque ouvertement Gemito (probablement le même que dans le livre) ; ce dernier l'assassine par la suite, le poignardant 9 fois avant de s'enfuir.


Notes :

- Le Libanais, dans le film, est légèrement boiteux, séquelle qu'il a gardé d'un mauvais coup dans son enfance en voulant défendre Dandy et le Froid. Sa relation de grande amitié qu'il entretient avec le Froid est vraiment mise en valeur dans le film, les montrant quasiment comme frères.

- Pierfransesco Favino, acteur incarnant le Libanais dans le long-métrage, a fait récemment une apparition dans le film "La nuit au musée" avec Ben Stiller.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 05:38

Modifié le lundi 16 novembre 2009 10:58

Le Froid

Le Froid
Nom : Le Froid (Il Freddo)

Vrai nom : Francesco Avolio
Acteur dans le film : Kim Rossi Stuart
Raisons de son pseudo : Son attitude constamment calme et glaciale.


Description : Le Froid est un grand gaillard plutôt mince, calme et placide ; comme son nom l'indique, son attitude apparaît généralement comme peu chaleureuse et amicale. Il est également mystérieux et très charismatique. Ne parlant généralement que lorsque c'est vraiment nécessaire, il impose un respect qui est davantage craintif et méfiant que respectueux et admiratif comme c'est le cas pour le Libanais. Implacable, intransigeant, le Froid n'en demeure pas moins quelqu'un qui a les épaules pour faire un chef intelligent et calculateur, modérant les instincts et les actions irrefléchies de ses partenaires. Cependant, chez lui, les affaires ne sont pas la première priorité ; ainsi, il est souvent comparé à une sorte de "chien de guerre", car l'honneur passe avant, peut-être même sa propre vie. Il est également profondément attaché à son jeune frère, Gigio.



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Dans le livre : Le Froid ne fait la connaissance des deux autres chefs (Libanais et Dandy) que peu de temps avant l'enlèvement du baron Rosellini. D'ailleurs, sur un malentendu, la première rencontre entre les trois futurs leaders manque de finir en bain de sang. Les amis d'enfance du Froid sont les deux frères Bouffons (Cirro et Aldo) et un bigleux un brin teigneux appelé Oeil Fier. Dès les débuts de l'organisation, le Froid s'impose comme un chef ayant autant de poids que le Libanais, même si ce dernier est à l'origine de tous les projets qu'ils réaliseront. Bien qu'étant toujours proche de ses amis d'enfance, il ne semble entretenir une réelle amitié qu'avec le Libanais, avec qui il s'entend à merveille sur les affaires, et surtout le Noir qui restera toute sa vie son seul véritable ami après la mort du Libanais. Il change véritablement lorsqu'il tombe amoureux de Roberta, une belle jeune femme passionnée d'art. Cependant, lorsque le Libanais disparaît, le Froid devient de plus en plus incontrôlabe, oubliant les affaires pour entrer dans une véritable spirale vengeresse. Il tue au passage l'un des frères Bouffons, pourtant son ami d'enfance, après que celui-ci ait délibérément volé de l'argent à la caisse commune. Son désintérêt progressif pour le bon fonctionnement de leur bande favorise la montée du Dandy, qui pour accroîre sa puissance se lie de plus en plus avec la Mafia. Finalement, en voulant assassiner celui qui avait fourni de la drogue à son frère, il finit derrière les bareaux. La prison le marque alors considérablement, à tel point qu'il n'entretient plus de lien avec personne de la bande, à l'exception du Noir. Il refuse de participer aux complots qui sépareront peu à peu le groupe. Après de longues années passées à se languir de bons moments passés avec Roberta, il s'injecte du sang contaminé afin de tenter une évasion. Pendant ce temps, Cirro-le-Bouffon, voulant venger son frère, assassine brutalement le jeune frère du Froid, pourtant réfugié en France. Le Noir, bien informé et prudent, lui conseille fortement de quitter définitivement le pays. Emmenant avec lui Roberta et les dernières économies qui n'ont pas été pillé par le Sec, le Froid part en Allemagne, puis au Nicaragua, afin d'échapper à la justice et à ses anciens partenaires. Finalement retrouvé, au début des années 90, il accepte d'être extradé en Italie, et, alors que son ancien groupe est complétement dissout, il décide de collaborer avec la justice.



Dans le film : Le Froid est en quelque sorte le vrai héros du film. Il est le grand ami d'enfance du Libanais, et c'est en partie grâce à lui que son ami parvient à fonder leur groupe. Tout comme dans le livre, le changement chez lui commence lorsqu'il rencontre Roberta par l'intermédiaire de Gigio. L'assassinat d'Aldo Moro et surtout l'attentat de la gare de Bologne le marquent sérieusement, et, mécontent que le Libanais pactise avec les politiciens, il envisage de quitter le groupe. Lorsque le Libanais meurt, le Froid fait de la vengeance une affaire personnelle et très sérieuse, devenant effrayant de cruauté et de brutalité, davantage encore que dans le livre. Il torture et assassine violemment les membres de la famille du meurtrier, empêche ses partenaires de quitter Rome pour les affaires, devient extrêmement soupçonneux vis-à-vis de ses propres amis...
Personne n'ose cependant s'opposer à lui, car nul n'en aurait le courage. Cependant, à force de meurtres, il est obligé de disparaître momentanément de la situation, ce qui favorise ici aussi l'entente du Sec avec le Dandy, et provoque peu à peu son éviction de la tête du groupe. Dans le film, le Froid tue également Aldo Buffoni, avant de se retrouver tout simplement bouclé pour un grand nombre d'inculpations. Roberta, l'apprenant, le quitte et disparait momentanément. Lors du procés, il écope de la plus lourde peine, puisqu'il est condamné à 30 ans de réclusion. S'injectant à ce moment le sang contaminé, il s'enfuit avec la complicité du Dandy, emmenant avec lui Roberta en France afin d'échapper à son destin. Pourtant, par vengeance, le frère d'Aldo le retrouve et tue Roberta ; ses anciens partenaires étant tous morts ou derrière les barreaux, le Froid annonce qu'il veut se rendre aux autorités Italiennes. Ayant pu régler ses comptes avec Cirro Buffoni, il est à son tour abattu par les services secrets qu'il menaçait de dénoncer à la justice.


Notes :

- Les traducteurs de l'héxagone ont choisi de garder dans la version française finale le nom de "Freddo", au lieu de "Froid". Alors que tous les noms originaux italiens des autres personnages ont hérité d'un homologue français, il semble que pour le personnage du Froid, l'appellation Freddo sonnait mieux même en français.
- L'amitié très forte qui liait le Froid au Noir est inexistante dans le film de Placido. Hormis le Libanais, Aldo-le-bouffon semble être son plus vieil ami d'enfance.
- Kim Rossi Stuart, peu connu en France, exerce aussi la fonction de réalisateur dans le cinéma Italien.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 06:17

Modifié le lundi 14 avril 2008 08:45

Dandy

Dandy
Nom : Dandy (Il Dandi)

Vrai nom : Bruno Di Magistris
Acteur dans le film : Claudio Santamaria
Raisons de son pseudo : Son obsession de vouloir toujours être bien habillé ("en costard même au p'tit déj")


Description : Dandy est quelqu'un de jovial, ambitieux et narcissique. Il passe souvent pour un lâche auprès de certains de ses amis, en partie parce que sa prudence et sa méfiance le poussent à ne pas prendre de risques inutiles à son goût. En outre, le Dandy est un opportuniste acharné, qui rechigne sans cesse à faire quelque chose s'il ne peut en retirer un avantage quelconque par la suite. Sa grande faiblesse est de se croire intouchable et Tout-Puissant, et également d'être très dépendant de sa passion pour Patrizia, une putain de luxe. Il ne faut en revanche pas le considérer comme un incapable, car il est incontestablement l'un des trois chefs de la bande, et son sens aiguë des affaires n'avait d'égal que celui du Libanais. En outre, il est attaché à ses amis d'enfance, même s'il ne coopère pas toujours avec (trait de caractère davantage visible dans le film).



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Dans le livre : Dandy est l'ami d'enfance du Libanais. A cette époque, bien que moins ambitieux que lui, il le suit de bon gré, adhérant à ses idées de groupe solide et uni. Sa rencontre avec Nembo Kid, (personnage qui fera également partie du groupe) est déterminante pour lui car il lui permet d'entrer en contact avec la légendaire Mafia sicilienne. En outre, le Libanais introduit dans l'organisation le Sec, bien connu pour savoir faire travailler le fric, qui sera beaucoup lié (pour le meilleur et pour le pire) avec lui. La montée du Dandy commence alors, et c'est précisément à ce moment que le Libanais est tué. Dandy traîne les pieds pour le venger, craignant d'avantage la justice que les meurtriers. Lorsque ces derniers sont enfin tués, Dandy est présent sur les lieux lorsque la police débarque. Au lieu de couvrir ses partenaires, il refuse de tirer sur la police et abandonne à leur triste sort le Buffle et Ricotta, blessé par balles. Ce manque de témérité lui vient des leçons qu'il a appris des mafieux. Néanmoins, ce comportement est vivement critiqué par les autres, et Dandy se voit obligé par la majorité d'entre eux à payer les frais de prisons de ses camarades derrière les barreaux. Il apprend au passage que son accolyte le Sec avait truqué les comptes du Libanais pour son propre bénéfice ; il ne l'épargne que pour en tirer un bénéfice encore plus grand.
Les années passent, le Dandy ne se préoccupant guère du sort de ses anciens partenaires, toujours de mèche avec la Mafia et jouissant de l'appui de certains politiciens et des services secrets. A la fin des années 90, alors que ses amis mafieux sont en prison, que le Froid est introuvable et que ses affaires ont toujours su rebondir, le Noir tente de le mettre en garde contre le Buffle, enfin sorti, avide de vengeance. Le Dandy ne tient pas compte de ses avertissements, et se fait abattre une nuit par le Buffle et ses amis.



Dans le film : Dandy a grandi avec le Froid et le Libanais. Convaincu par celui-ci de tenter un gros coup, il participe activement à l'enlèvement du baron Rosellini puis à la purge des chefs de la pègre, où il assassine notamment Bernardino Scafa, chef du jeu à Rome. Il est par la suite plus ou moins actif, se partageant entre ses amis, les affaires et Patrizia. Il apparaît affecté par la mort du Libanais, mais s'intéresse davantage aux affaires, contrairement au Froid. Comme dans le livre, il refuse d'affronter les forces de l'ordre ou de leur tirer dessus, leur abandonnant ses amis pris aux pièges lors de l'assassinat du meurtrier du Libanais. Par la suite ses relations avec le Froid se dégradent, notamment lorsque celui-ci lui demande d'en finir avec le Sec, qui a depuis longtemps faussé les comptes du Libanais. Même si le Sec se sauve de justesse, Dandy, bien qu'appréciant toujours son ami, sait qu'il n'est plus dans le coup. Lorsque la plupart de ses alliés tombent pour tous leurs méfaits, Dandy, protégé par les services secrets, se cache en Corse, où seul le Noir parvient à lui rendre visite. Il n'est pas présent au procès, et même au cours de celui-ci, il est acquitté des faits qui lui sont reprochés malgré les avoeux du Rat.
Il finit néanmoins assassiné, encore une fois par la Buffle, à la sortie d'un magasin, d'une balle dans la tête.


Notes :

- Dandy est auteur d'une phrase particulièrement piquante lorsqu'il menace le Sec avec un hachoir : "Dis moi par quoi je commence : je te coupe d'abord une main ... ou un pied ... ou alors j'te coupe ce petit truc que t'as entre les jambes qui te sers seulement à pisser ! "
- Claudio Santamaria est apparu dans le James Bond Casino Royale en 2005, où il joue le rôle d'un terroriste.
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# Posté le lundi 14 avril 2008 09:08

Modifié le lundi 14 avril 2008 09:42